Savoir qu'une pollution a pu exister ne suffit pas. Il faut aussi savoir où elle peut aller, et qui elle peut atteindre. C'est l'objet de la prestation A120 : l'étude de vulnérabilité des milieux.
Le bureau d'études y examine le sous-sol, l'eau et les usages autour du site. Avec l'étude historique, elle forme la base du schéma conceptuel qui guide toute la suite du diagnostic pollution des sols.
La prestation A120 en bref
| Étape | Étape 1 : études historiques et documentaires (INFOS) |
|---|---|
| Objectif | Identifier les voies de transfert d'une pollution et les enjeux à protéger |
| Milieux étudiés | Sols et sous-sol, eaux souterraines, eaux superficielles, air |
| Enjeux | Captages d'eau potable, puits privés, cours d'eau, habitations, établissements sensibles, potagers |
| Livrable | Schéma conceptuel préliminaire : sources, voies de transfert, cibles |
| Suite logique | A130, programme prévisionnel d'investigations |
Source, transfert, cible : la logique du diagnostic
En France, une pollution s'évalue toujours en reliant trois éléments. Une source, par exemple une ancienne cuve. Une voie de transfert, par exemple la nappe qui circule sous le site, ou les vapeurs qui remontent vers un bâtiment. Une cible, par exemple les habitants d'un futur immeuble ou les utilisateurs d'un puits voisin.
Sans voie de transfert ni cible, une pollution peut être gérée simplement. À l'inverse, une pollution modeste au-dessus d'une nappe utilisée pour l'eau potable demande une grande vigilance. L'étude de vulnérabilité sert à faire ce tri.
Ce que l'on étudie
Le sous-sol
Nature des terrains, perméabilité, présence de remblais, de fissures ou de karst qui facilitent la migration des polluants. Les données géologiques rejoignent souvent celles d'une étude de site géotechnique G1 ES.
Les eaux souterraines
Profondeur de la nappe, sens d'écoulement, usages : captages d'eau potable et leurs périmètres de protection, forages agricoles ou industriels, puits privés.
Les eaux superficielles
Cours d'eau, fossés, plans d'eau qui peuvent recevoir des ruissellements ou des rejets, et leurs usages : pêche, baignade, irrigation.
L'air et les usages
Bâtiments existants ou futurs, sous-sols, présence de populations sensibles (enfants, personnes âgées), jardins potagers, élevages.
Le schéma conceptuel préliminaire
L'étude aboutit à un schéma conceptuel : un dessin et un tableau qui relient chaque source potentielle aux voies de transfert et aux cibles. Il dit, en une page, ce qui doit être vérifié. Le programme d'investigations (A130) en découle directement : on ne mesure les gaz du sol que si des vapeurs peuvent atteindre un bâtiment, on ne pose des piézomètres que si la nappe est exposée.
À retenir : le schéma conceptuel évolue. Il est mis à jour après les investigations, lors de l'interprétation des résultats (A270).
Où se situe cette prestation dans le diagnostic ?
Étape 1 · Études (INFOS)
- A100 · Visite du site
- A110 · Étude historique
- A120 · Vulnérabilité des milieux
- A130 · Programme d'investigations
Étape 2 · Investigations (DIAG)
- A200 · Sols
- A210 · Eaux souterraines
- A220 · Eaux superficielles et sédiments
- A230 · Gaz du sol
- A240 · Air ambiant et poussières
- A250 · Denrées alimentaires
- A260 · Terres excavées
- A270 · Interprétation des résultats
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Questions fréquentes sur la prestation A120
Qu'est-ce que la prestation A120 ?
C'est l'étude de vulnérabilité des milieux, définie par la norme NF X31-620. Elle analyse le sous-sol, les eaux souterraines et superficielles, l'air et les usages autour d'un site pour déterminer comment une pollution pourrait se propager et quelles personnes ou ressources elle pourrait atteindre.
Qu'est-ce qu'un schéma conceptuel ?
C'est une représentation, sous forme de dessin et de tableau, qui relie les sources de pollution possibles aux voies de transfert (sol, nappe, vapeurs, poussières) et aux cibles (occupants, riverains, ressources en eau). Il sert à décider ce qu'il faut mesurer lors des investigations.
Pourquoi étudier la nappe si mon projet est en surface ?
Parce que la nappe peut transporter une pollution bien au-delà du site, vers un captage ou un puits voisin, et que certaines pollutions dissoutes dégazent vers les bâtiments. Connaître sa profondeur et son sens d'écoulement permet de savoir s'il faut l'échantillonner.
L'étude de vulnérabilité nécessite-t-elle des sondages ?
Non, elle repose surtout sur des données existantes : cartes géologiques et hydrogéologiques, inventaires des captages, observations de la visite. Les mesures sur le terrain viennent ensuite, lors de l'étape 2 du diagnostic, selon le programme d'investigations.
Quels usages sont considérés comme sensibles ?
Les établissements accueillant des enfants (crèches, écoles), les logements avec jardin, les potagers, les captages d'eau potable et les puits utilisés pour l'arrosage ou la consommation. Leur présence sur le site ou à proximité renforce les exigences du diagnostic.
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